Pendant la grande kermesse médiatico-sportive londonienne, combien de fois a t-on opposé la prétendue pureté des valeurs olympiques à celles à coup sûr dévoyées du football professionnel ? Une comparaison facile et bien putassière, digne des brèves de comptoir des pochtrons envapés avachis sur le zinc… Car il faut une sacrée dose de mauvaise foi ou un gros coup dans les carreaux, pour ne pas voir que la gangrène d'un sport surmédiatisé et bouffi d'orgueil fait aussi sa pelote au royaume des anneaux. Où est l'esprit olympique quand l'intouchable Teddy Riner refuse de serrer la main tendue avant la finale par son adversaire, bafouant du même coup les règles fondatrices de sa discipline ? Où est l'humilité supposée de l'athlète, quand Usain Bolt s'autoproclame "légende" au soir de son doublé sur 100 et 200m ? Où est l'exemplarité, quand le coach de l'équipe de France de handball et son joueur vedette saccagent au soir de leur sacre le plateau d'une chaîne de télévision qui, oubliant pour une fois que le journalisme ne se limite pas au cirage de pompes, a eu un jour l'audace de les critiquer ? On imagine l'ouverture du journal de 20h que cela aurait donné si ces sympathiques hooligans avaient été footballeurs… Nos footeux ne sont peut-être pas des saints, mais, en se donnant la peine de regarder le sport moderne sans a priori, force est de constater qu'ils ne sont pas les seuls à perdre la boule.
L'olympisme "idéal" à tout prix ?
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
